La fin de l'art by Remy de Gourmont

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Gourmont, Remy de, 1858-1915 Gourmont, Remy de, 1858-1915
French
Ever feel like art has run out of steam? That's exactly where Remy de Gourmont starts in 'La fin de l'art' ('The End of Art'). This isn't a dry art history lesson—it's a bold, slightly grumpy, and fascinating argument from 1900. Gourmont looks at the art of his time and declares it's over. The big ideas are gone, he says, and we're just repeating ourselves. But here's the twist: is he right, or is he just missing the point of what comes next? It's a short, punchy read that will make you look at every museum and gallery visit a little differently. Perfect for anyone who's ever argued about what 'real' art is.
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SOUSCRITS PAR LES MÉDECINS BIBLIOPHILES ET LES BIBLIOPHILES DU PALAIS). EXEMPLAIRE Nº REMY DE GOURMONT LA FIN DE L’ART [Illustration] LES CAHIERS DE PARIS 43, rue Madame (6e) PARIS 1925 Tous droits réservés. Copyright by Jean de Gourmont. 1925 LA FIN DE L’ART Il y a, dans le dernier livre de M. Ferrero, qui est un long dialogue philosophique à la manière de Renan, un assez curieux personnage, sorte de Caliban en qui se concentre l’essence du béotisme moderne ou encore du futurisme moderne, ce qui est bien près d’être la même chose. C’est l’homme pour qui les choses de l’esprit, du sentiment, de l’art n’existent plus, qui méprise tout ce qui ne se traduit pas en résultats tangibles et mesurables. L’art surtout l’exaspère. Il lui reproche, le croirait-on? de ne pas avoir de valeur raisonnable, objective, car ce futuriste use du jargon ancien. Qu’est-ce qu’une tragédie grecque ou une pièce de Shakespeare, un portrait du Titien, une statue de Rodin, des choses qui passionnent les uns, quelques-uns, laissent tous les autres indifférents? Appellera-t-on cela des valeurs sérieuses? Tandis qu’une mine d’or, une ligne de chemin de fer, une usine d’irrigation travaillent, produisent pour l’humanité tout entière qui a besoin d’or, besoin de transports, besoin du blé que produit la terre fécondée. Cet individu est italien. C’est peut-être lui qui a proposé de combler les canaux de Venise et de n’y maintenir que l’humidité nécessaire à l’établissement de rizières; lui qui médita d’installer dans le palais des doges une fabrique de chaussures. Ils se rattrapent, les Italiens qui ont croupi si longtemps dans l’art. Que de temps perdu! Agglomérés en nation, ils rougissent de leur niaiserie passée et ne supportent même plus qu’on s’intéresse aux bagatelles que, dans des heures d’égarement, ils ont entassées dans leurs musées. Y a-t-il dans cet état d’esprit autre chose qu’une gageure ou bien serait-ce un avant-goût des temps futurs? Qui sait? Tout ce qui a commencé doit avoir une fin et on doit prévoir celle de l’art, comme celles de toutes choses. Reste à savoir si l’humanité lui survivrait. UN MONUMENT Je lisais hier dans un journal l’énumération plaisante des objections du conseil municipal et de ses électeurs contre le monument de Beethoven par M. de Charmoy. Il fut destiné d’abord à la place du Trocadéro où il effara les marchands d’absinthe qui disaient: «Nos clients ne pourront jamais supporter cela; ce n’est ni apéritif ni digestif». Puis on pensa au Ranelagh, mais pas longtemps, car ce fut la crainte d’épouvanter les enfants et leurs nourrices: si ce monsieur allait prendre de travers les ballons égarés! Il n’a pas l’air commode. Il faudrait du souriant ou du confortable. Ce Beethoven est bien rébarbatif. Le dernier projet le transporte au bois de Vincennes et jusqu’ici il n’a pas rencontré d’objection. On ne s’est pas encore avisé qu’il pourrait faire peur aux grenouilles ou effarer les lapins. Tout cela, c’est des prétextes, dont quelques-uns sont amusants. La vérité est que le monument est gênant par son grandiose même. Il écrase tout. Il faudrait une jolie chose et M. de Charmoy n’a pas pensé à faire du joli. Il cultive plutôt le sévère et le pathétique. Mais c’est pour cela même que ce monument-épouvantail symbolise si bien Beethoven et son œuvre dont il semble une transposition plastique. Beethoven aimait à composer ses symphonies au milieu de la nature dont il percevait encore le rythme quand il n’entendait plus ses bruits. Qu’on le mette dans un coin solitaire du bois de Vincennes. Il l’emplira tout entier de sa majesté et l’air en résonnera sous les arbres. Il n’y...

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Published in 1900, 'La fin de l'art' (The End of Art) is less a story and more a provocative essay. Remy de Gourmont, a key French critic and novelist, puts forward a challenging idea: Western art has reached its conclusion. He argues that the great cycles of artistic development—from classical to romantic—have finished. What's left, in his view, is just imitation, decoration, and a lack of any new, vital spirit. He looks at the art world around him and sees exhaustion instead of innovation.

Why You Should Read It

This book is a gripping snapshot of a specific moment in time. Reading it today is a strange experience—you're seeing the turn of the 20th century through the eyes of someone convinced nothing new is coming. Of course, we know that just around the corner were Picasso, Matisse, and the explosion of Modernism. That knowledge creates a fascinating tension. You get to wrestle with Gourmont's persuasive, sometimes arrogant, arguments while history itself seems to disagree with him. It makes you think about how we judge art in our own time. What movements do we dismiss that future generations might celebrate?

Final Verdict

This is a book for the curious reader and the art lover who enjoys a good debate. It's not for someone seeking a simple art history timeline. It's for the person who likes to question the 'official story' and ponder the big, unanswerable questions about creativity and culture. If you've ever left a contemporary art exhibit scratching your head and wondering, 'Is this really it?' then Gourmont's century-old grumble will feel weirdly familiar. A short, dense, and brilliantly frustrating read that stays with you.



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Christopher Anderson
3 months ago

After years of reading similar books, the translation seems very fluid and captures the original nuance perfectly. Absolutely essential reading.

Joshua Martinez
4 weeks ago

Simply put, the explanations are structured in a clear and logical manner. Highly recommended for everyone.

Dorothy Hernandez
5 months ago

Based on the reviews, I decided to try it and the material builds progressively without overwhelming the reader. This book will stay with me for a long time.

Emily Ramirez
5 months ago

Believe the hype, the examples add real-world context to abstract ideas. This turned out to be a great decision.

Andrew Taylor
5 months ago

From start to finish, the explanations feel carefully crafted rather than rushed. I’ll definitely revisit this in the future.

4
4 out of 5 (5 User reviews )

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